Le 6 octobre 1802, deux mois avant son 32è anniversaire, Ludwig van Beethoven vit à Heiligenstadt, pas loin de Vienne, en Autriche. Il sait qu’il deviendra entièrement et définitivement sourd. Désespéré, il rédige un testament destiné à ses frères, Kaspar et Johann. Ce texte que le compositeur n’a jamais envoyé, a été retrouvé dans un de ses tiroirs secrets quelques jours après sa mort en mars 1827, à l’âge de 56 ans.

Oh ! Vous autres qui me croyez hostile, rébarbatif ou misanthrope, ou me déclarez tel, comme vous me faites tort, car vous ne savez rien de la cause secrète de ce qui vous semble tel. Dès l'enfance mon cœur et mes sens étaient faits pour les tendres sentiments de bienveillance ; j'étais même toujours prêt à faire de grandes actions. Considérez donc que, depuis six ans, je suis dans un état désastreux, empiré par des médecins stupides, d'année en année, trompé par l'espoir d'aller mieux et, finalement, forcé d'envisager un mal interminable, dont la guérison durerait des années ou serait même impossible.

(…)

Depuis si longtemps l'écho de la vraie joie est absent de mon cœur. Quand donc - ô Dieu - pourrai-je de nouveau le sentir dans le temple de la Nature et dans le contact avec l'humanité - Jamais plus ? Non ! - Oh ! Ce serait trop dur.

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